Paris-Noyon : la première étape de notre excursion en avant-première

Rapport de la sortie du 23 juin

Et voilà, à trois semaines du grand départ nous savons à quoi nous attendre pour ce voyage : de la pluie, du soleil, du bitume, des rencontres et du bonheur.

En effet, hier, dimanche 23 juin, la fine équipe a décidé de réaliser la première étape du voyage à savoir Paris-Quesmy. Bon d’accord pour être plus exacte Paris-Noyon soit 110 km. Les 6 petits derniers kilomètres, nous nous les gardons pour le jour J. Nous ne voulions pas nous gâcher la surprise….

Parcours230613Nous avons décidé donc de réaliser la première étape de notre voyage pour des raisons diverses. Nous voulions refaire un entraînement long toutes ensembles, ce qui est déjà une excellente excuse. D’un autre côté, les expériences précédentes nous ont montré qu’il valait mieux avoir bien préparé le parcours pour ne pas perdre de temps. C’est ce que nous avons fait : nous avons consciencieusement préparé le trajet, et la sortie de dimanche nous a prouvé que l’itinéraire était parfaitement fait. Nous ne nous sommes pas perdues une seule fois (bon en fait excepté Constance qu’on a essayé de semer en pleine campagne mais qui nous a finalement retrouvé en moins de 5 minutes), et les départementales choisies n’étaient pas dangereuses du tout. Nous avons même découvert que pas mal d’entre elles étaient aménagées avec des pistes cyclables (notamment entre Senlis et Compiègne).

Revenons-en à notre parcours. Nous avons pris le départ de la place de Stalingrad accompagnées de Nicolas et sa copine (une vraie « Girl who rides from Switzerland ») venus nous soutenir. Nous avons quitté la capitale par la porte d’Aubervilliers avant d’enchaîner les villes de banlieues (au paysage assez désolant parfois, il faut bien l’avouer).

C’est seulement en arrivant à Garges-Lès-Gonesse  que nous nous sommes retrouvés dans des paysages de campagne. Ensuite, ça a été de la forêt jusqu’à Compiègne.

Sur la route, nous avons croisé quelques cyclistes dans la matinée, quand le ciel était encore radieux. A part ça, on compte deux hérissons écrasés, peut-être 3 oiseaux morts, aucun cerf et un berlinois :-). Un courageux venu de Berlin chargé comme une bourrique et qui se rendait à Paris. Il a traversé la départementale sous la pluie pour nous proposer gentiment de nous prendre en photo (celle-ci).

GirlsRide_Paris-Am_23062013

Concernant la météo donc si elle a été clémente jusqu’à midi, heure de notre arrivée à Senlis, elle a été capricieuse le reste du chemin. Nous nous sommes pris 2 grosses averses qui nous ont fait comprendre l’intérêt de cette chose bizarre qu’arborent les cyclistes chevronnés : les SURCHAUSSURES ! Pauline, prévoyante, avait bien pensé au classe poncho de pluie, mais c’était sans compter la prise au vent spectaculaire que cette « voile » provoquait. Au bout de 15 minutes elle l’enlevait…

2013-06-23 14.09.40Finalement le soleil a décidé de refaire une petite apparition juste le temps de nous sécher avant de repartir et de laisser de nouveau place à sa copine la pluie. Bon autrement dit on a eu un vrai temps pourri. « C’est bien. Vous êtes préparées comme ça. » nous ont assuré les garçons qui ont fait le Paris-Berlin l’an dernier et qui ont eu cette météo durant la moitié de leur voyage. Mais nous… nous nourrissons encore secrètement l’espoir qu’il fasse beau au mois de Juillet !

A 15h30, nous arrivions devant l’hôtel de ville de Compiègne pour  savourer notre victoire avec les copains du PCR venus eux aussi jusqu’à Compiègne mais par un autre itinéraire (en suivant le canal de l’Ourcq à Paris, et en suivant un chemin plus à l’Est que le notre).

Pas encore suffisamment rassasiées de pluie, nous décidons de pousser encore un peu jusqu’à Noyon. De Compiègne à Noyon, je serai bien en peine de dire quel était le paysage : il pleuvait tellement que nous avons gardé « la tête dans le guidon ». C’est comme ça qu’on dit ? Bref, les 30 derniers kilomètres ont été les plus désagréables (pluie et 2013-06-23 17.30.27petites montées, alors que le reste du parcours était très plat). En arrivant à Noyon, nous avons foncé à la gare (pas de tourisme cette fois-ci, tant pis pour la cathédrale) pour essorer nos chaussettes et prendre nos billets de train.

En conclusion, nous avons passé une très bonne et humide journée en compagnie les unes des autres, et les rôles se dessinent un peu plus chaque jour. Constance nous ravie de sa bonne humeur, Elisa s’est révélée être maitresse ès cartographie, Pauline incarne la ponctualité et une espèce de Mary Poppins du voyage, Marie-Anne, la suréquipée et l’initiatrice de ce voyage, démontre toujours plus sa motivation, et Maud, la dernière à avoir rejoint l’aventure, capable d’enchaîner les 100 km avec n’importe quelle monture, roule sans faire une seule grimace. La prochaine fois, on lui file un monocycle, voir si elle continue de sourire toujours autant. Et enfin moi, qui essaie d’aller toujours plus vite que la musique, je me réjouis d’arriver au jour du départ et encore plus à celui de l’arrivée.

Maria

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