Kortrijk – Antwerpen

Quatrième jour : On nous a dit que le quatrième jour était le plus dur. Les conversations tournent de plus en plus autour du cuissard et de la selle. Une étape entière en Belgique (le pays où les panneaux servent plus à confondre les utilisateurs des voies publiques qu’à les aider à s’orienter)…

Day four : They say that the fourth day is the hardest. Conversations increasingly focus on cycling shorts and saddles. Our challenge – a whole day riding through Belgium, the country where the purpose of roadsigns appears to be more to do with confusing road users than helping them.

Nous nous sommes levées à 7h13 (tout du moins c’est l’heure à laquelle le réveil a sonné…). Ce jour-là, le petit déjeuner était inclus à l’hôtel. Nous avons donc pris notre temps pour profiter du buffet avec des jus de fruits, des yaourts, des petits pains, de la charcuterie, du fromage, des céréales et de la musique religieuse qui accompagnait notre régal matinal. Vers 9h30, nous étions prêtes à partir. Mais le vélo de Maud ne l’était pas. Il a crevé pendant la nuit. Cette étape commençait donc par un changement de chambre à air et de pneu, car ce dernier a succombé aux blessures causées par les routes belges la veille.

Wake-up at 7:13 am. Or at least that’s the time the alarm went off. This time breakfast was included at the hotel, so we took full advantage of the buffet, ravaging their supplies of fruit juice, yoghurt, bread rolls, cold cuts, cheese and cereal, all accompanied by some religious music wafting through the breakfast room. 

At about 9:30, we were ready to leave, but Maud’s bike had other things in mind. The back tire had gone flat overnight, succumbing to Belgium’s not-so-tender tarmac. The old, sticky tire had trouble coming out, and was eventually replaced altogether.

IMG_1646

Enfin sur la route vers 10h17, nous essayions de trouver notre chemin. À notre grande surprise, il y avait des panneaux qui indiquaient bien les pistes cyclables à prendre. Pendant au moins 20km, nous avons longé un canal avec de belles vues sur les champs de blé et de maïs. Nous avons croisé pleins de cyclistes dont un qui a accompagné Pauline pendant un long bout de chemin. Ils sont sympa, ces Belges !

Les panneaux, en revanche, laissent à désirer, car au bout d’un moment, ils ont disparu et nous nous retrouvions perdues au milieu des champs. Heureusement que Pauline eût soigneusement noté chaque détail de la map. Grâce à ses indications, nous nous sommes retrouvées rapidement sur la bonne route (au moins jusqu’à Gent, la moitié de l’étape)…

Back on the road at last by 10:17 am, we found our way out of town. To our great surprise, there were roadsigns with clear indications for the correct cycling paths. For over 20 km, we followed a canal with lovely views over the wheat and cornfields. We passed many cyclists, one of which rode alongside Pauline for a good part of the way. Nice guys, these Belgians!

Unfortunately, the road signs came to an abrupt stop and we found ourselves stranded, surrounded by fields. Luckily Pauline had written out each and every detail of the route. Thanks to her notes, we promptly got back on track. Or at least until Gent, the half-way mark for the day.

998414_10151517687311697_1593516014_n

Un peu perdues au milieu des champs belges avec le carnet de Pauline qui nous a sauvées

Une fois arrivées à Gent, c’était le bordel. Les rues n’étaient pas toujours indiquées et quand elles l’étaient, nous nous rendions compte que nous n’étions pas sur la bonne route. Nous avons donc appliqué la méthode que Constance a développée en Inde : demander le chemin à plusieurs personnes et suivre la route que la plupart d’entre elles indiquent. Cela nous a aidé à sortir de la ville. Pour ne plus courir le risque de rallonger notre chemin en passant par des pistes cyclables dans les champs et des petites routes, nous avons suivi la grande route nationale. Il y avait une piste cyclable, mais dans quel état…

Once in Gent, disaster struck. Roads were repeatedly unmarked, and when they were, we could tell that we were not where we wanted to be. So we applied the method that Constance had developed during her travels in India : the Double Check, requiring us to ask a number of different people for the same directions and following the most repeated option. This got us out of the city. Not wanting add more kilometres to an already long day by trying to follow « cycling paths », we decided to follow the main road. There was some semblance of cycling path along the side, but it was in a sad state.

Voici à quoi ressemblait nos maps en Belgique

Voici à quoi ressemblait nos maps en Belgique

À 15h30 – après environ 75km – nous sommes arrivées complètement épuisées à Lokeren pour notre pause déjeuner. Le moral était tombé à zéro, surtout pour Constance qui avait un problème avec sa selle. Alex nous attendait avec pleins de bonnes choses à manger ce qui nous a donné l’énergie nécessaire pour continuer notre chemin après presque deux heures de pause. Les derniers 35km étaient aussi durs que les derniers km avant la pause. La rentrée dans la ville d’Antwerpen était interminable (tout comme celle de Kortrijk la veille), car entre le premier panneau qui affiche l’entrée de la ville et la vraie ville, il restait au moins 10km. Nous avons utilisé nos dernières forces pour coller notre auto-collant Girls Ride sur le panneau afin de marquer notre triomphe d’avoir fini cette étape particulièrement épuisante.

At 3:30 pm, after about 75 km, we arrived exhausted at Lokeren for our lunch break. Morale was low, especially for Constance who had some trouble with her seat post and saddle rails. Alex was waiting patiently for us with plenty of good things to eat, which gave us the energy to get back on the road after almost a 2-hour break. The final 35 km were as hard as the last km before the break. The road into Antwerp was interminable (just as the one leading to Kortrijk had been the day before) since there were at least 10 km between the first road sign welcoming us to Antwerp and the actual start of the city. We used up the last of our strength to stick a Girls’ Ride sticker onto a sign, marking a triumphant end to a particularly harrowing day.

602994_10151517686071697_1703546771_n

Nos efforts pour laisser notre trace du Girls Ride

En arrivant au centre ville, nous avons cherché le pont pour traverser le fleuve De Schelde. Nous aurions pu chercher longtemps. Il n’y en a pas. Il fallait chercher un tunnel accessible par ascenseur. Grâce aux indications des habitants très aimables, nous avons trouvé ce fameux ascenseur impressionnant qui accueille jusqu’à 40 personnes et vélos et qui donne accès au tunnel situé à 35m de profondeur réservé aux piétons et cyclistes.

Dans l’ascenseur, nous avons fait connaissance d’un garçon belge très aimable (habillé en rose, donc parfaitement assorti à nos jerseys du Girls Ride) qui nous a guidées par le très joli centre ville d’Antwerpen jusqu’à notre logement – deux appartements impressionnants et luxueux avec vue sur le centre ville d’Antwerpen. Après cette étape fastidieuse, nous avons donc terminé la journée avec un plat de pâtes préparés par Marie-Anne, délicieux et bien mérité dans notre grand salon, juste avant de nous coucher dans nos lits de princesse pour récupérer de l’énergie pour le lendemain.

Once we got into town, we looked for the bridge we were supposed to cross the De Schelde River over. We could have looked for a long time – there was no bridge. There was, in fact, a tunnel, which you can access by giant elevator. Thanks to the friendly locals, we made it into the enormous lift, which can carry up to 40 people with their bikes, and taking us down 35 metres deep.

In the lift, we got chatting to a lovely Belgian man who, with his pink t-shirt, was well assorted to our Girls’ Ride jerseys. He guided us through Antwerp’s pretty centre, right to the front door to our accommodation : 2  stunning, luxury flats with views of the city. Our charming host showed us to a room to lock our bikes in while explaining that he had ridden all the way to Athens on his own bike, which is proudly displayed in his shop window. We finished the day with a delicious and well-earned pasta dish prepared by Marie-Anne in our spacious living room before dropping into beds fit for a princess – all we needed to recover and get our bodies ready for the next day.

Un dîner presque parfait

Un dîner presque parfait

 

Publicités